Les entrepreneurs lancent leur entreprise pour poursuivre une opportunité, et non par nécessité.

74 % des entrepreneurs dans le monde entier, soit une bonne majorité, ont lancé leur entreprise à la poursuite d’une opportunité plutôt que par nécessité, selon le Rapport mondial 2017/18 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM).

« On croit souvent, à tort, que c’est la nécessité qui motive la plupart des entrepreneurs dans des régions telles que l’Afrique ou l’Amérique latine. En réalité, l’opportunité est largement la motivation la plus courante des entrepreneurs, dans la quasi-totalité des économies que nous avons sondées en 2017 », a déclaré Mike Herrington, directeur exécutif du GEM. « Cette conclusion est cohérente : le GEM a observé un schéma stable au cours des dernières années ».

Cinquante-quatre économies ont participé à l’enquête annuelle 2017/18 du GEM, couvrant 68 % de la population mondiale et 86 % du PIB mondial. Atteignant sa 19e année consécutive, le rapport reste la plus grande étude unique sur les entrepreneurs au monde.

Selon le Rapport mondial 2017/18 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) 

L’activité entrepreneuriale totale en phase initiale (AET), évaluant à la fois les entrepreneurs par nécessité et par opportunité, est la plus élevée dans la région Amérique latine et Caraïbes (ALC), où juste un peu moins d’un adulte en âge de travailler sur cinq est engagé dans une activité entrepreneuriale en phase initiale. Les taux AET sont les plus bas en Europe, à 8 %.

Bien que l’entrepreneuriat d’opportunité axé sur l’amélioration prédomine dans toutes les économies à l’exception de l’Inde, les économies bénéficiant de niveaux de développement économique plus élevés font généralement état d’un niveau supérieur d’entrepreneuriat axé sur l’opportunité et d’un plus fort degré d’innovation (évaluée par la mesure dans laquelle les entrepreneurs présentent de nouveaux produits peu connus de certains ou de l’ensemble des consommateurs, et proposés par peu voire aucun concurrent). En termes de région, l’Amérique du Nord se trouve au sommet de l’indice de motivation en 2017/18, avec 5,2 entrepreneurs d’opportunité axés sur l’amélioration pour 1 entrepreneur motivé par la nécessité. C’est l’Afrique qui fait état des niveaux les plus bas avec un ratio de seulement 1,5. Dans l’ordre décroissant, les autres ratios régionaux sont : Europe 3,4 ; Asie/Océanie 3,2 ; ALC 2,2.

L’Amérique du Nord est aussi la région comptant la plus forte proportion d’entrepreneurs (29,5 %) qui prévoient de créer six emplois ou plus au cours des cinq prochaines années. La région la moins performante est l’Afrique, où seulement 17 % des entrepreneurs prévoyaient de créer six emplois ou plus en cinq ans.

La région ALC et l’Amérique du Nord démontrent les taux les plus élevés d’entrepreneuriat des femmes (17 % et 13 %). Ces deux régions affichent aussi les taux les plus élevés d’entrepreneuriat parmi les jeunes (17 % et 14 %). Les taux les plus bas d’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes se trouvent en Europe (6 % et 7 % respectivement).

Un puissant levier pour le développement des politiques

Selon Herrington, l’entrepreneuriat et l’innovation demeurent des leviers clés pour créer des emplois et contribuer à la stabilité et la croissance économiques, et les données du GEM continuent d’apporter un appui inestimable à l’élaboration de politiques à l’échelle mondiale.

Le GEM suit 12 composantes de l’écosystème de l’entrepreneuriat qui sont considérées comme des facteurs dans la construction d’un environnement stimulant pour les entrepreneurs et les individus aux intentions entrepreneuriales. Globalement, l’Amérique du Nord offre le cadre entrepreneurial le plus propice, tandis que l’Afrique possède l’environnement le moins favorable.

Les changements dans le domaine de l’entrepreneuriat sont lents de manière générale. Cependant, des signes positifs peuvent être observés dans le fait que parmi les économies axées sur l’efficacité et l’innovation ayant participé à l’étude du GEM en 2016 et 2017, la plupart des conditions du cadre entrepreneurial sont restées relativement les mêmes ou ont affiché de légères hausses. Parmi 25 économies axées sur l’efficacité, de petites améliorations ont été observées dans les finances entrepreneuriales, ainsi que dans l’éducation et le gouvernement, entre 2016 et 2017. Les politiques et programmes gouvernementaux ont tous deux reçu des évaluations plus élevées en 2017, ainsi que l’éducation sur l’entrepreneuriat à l’école et post-scolaire.

Pour télécharger un exemplaire du Rapport mondial 2017/18 du GEM avec des détails sur les statistiques de chaque économie et les moyennes régionales, cliquez ici.

 

SOURCE:  Global Entrepreneurship Research Association/PRNewswire

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